Numériser une œuvre, l’archiver, la reproduire ou la montrer en 3D : notre atelier travaille pour les musées, les artistes et les entreprises, à Rouen et partout en Normandie.
La photogrammétrie est une technique de numérisation 3D : on photographie un objet sous tous les angles, puis un logiciel reconstruit sa forme exacte à partir des images. Bicome pratique la photogrammétrie à Rouen pour les artistes, les musées, les artisans et les entreprises de Normandie.
Concrètement, la prise de vue suit des règles précises. Chaque cliché recouvre le précédent de 60 à 80 %, de sorte que chaque point de la surface apparaisse sur au moins trois photos ; pour un objet posé sur un plateau tournant, on déclenche tous les 10 à 15 degrés, soit le plus souvent 150 à 300 images par objet. Le logiciel repère ensuite les points communs d’une photo à l’autre, calcule la position de l’appareil à chaque prise de vue et reconstruit la géométrie complète : un nuage de points dense, transformé en maillage, habillé des textures et des couleurs réelles de l’objet. Le grain d’une pierre, une trace d’outil, la patine d’un bronze : tout y est.
Le fichier obtenu s’exploite à l’écran, sur le web ou en fabrication. Un sculpteur archive une œuvre avant de la vendre. Un musée numérise sa collection, un artisan reproduit une pièce dont le moule a disparu, un e-commerçant montre ses produits en 3D interactive. De la prise de vue au tirage final, tout se passe dans notre atelier d’impression 3D à Rouen.
À peu près tout ce qui se photographie : une statuette de quelques centimètres, un buste, un vase archéologique, un produit manufacturé. Trois usages reviennent constamment.
L’archivage numérique des collections est devenu une pratique établie. Le British Museum publie plus de 260 modèles 3D de ses œuvres en libre accès, le Smithsonian propose au téléchargement des milliers d’objets numérisés, jusqu’au module de commande d’Apollo 11, et en France le musée Saint-Raymond de Toulouse partage en ligne ses pièces archéologiques. Plus de 500 institutions culturelles de 51 pays diffusent aujourd’hui leurs collections en 3D sur la seule plateforme Sketchfab.
Au-delà de la diffusion, un scan documente l’état exact d’un objet avant une restauration ou un prêt, et sert de référence en cas de dommage. Il permet de produire des fac-similés d’exposition pendant que l’original reste en réserve, ou des reproductions tactiles pour les publics aveugles et malvoyants : le musée du Prado a ainsi présenté six chefs-d’œuvre reproduits en relief, accompagnés de cartels en braille, que les visiteurs étaient invités à toucher.
Le détail du procédé, les étapes d’intervention sur site et les formats livrés sont décrits sur notre page consacrée à la numérisation 3D d’œuvres d’art pour musées et institutions.
Pour un sculpteur, le scan 3D de sculpture est d’abord une archive : l’état exact d’une œuvre, conservé avant qu’elle parte chez un collectionneur. C’est ensuite un outil de production. Les fonderies d’art scannent la maquette de l’artiste pour l’agrandir numériquement avant la fonte du bronze, en conservant les volumes et la texture de surface ; le même fichier permet des tirages en réduction, des éditions limitées ou la préparation d’un moule. La plasticienne suédoise Lisa Jonasson a par exemple fait scanner ses sculptures pour les répliquer à deux fois leur taille, fondues en aluminium, sur une aire de jeux. Reste la diffusion : un portfolio 3D en ligne, que galeries et collectionneurs manipulent depuis leur navigateur.
Notre atelier de photogrammétrie à Rouen accompagne ces usages, du scan de l’œuvre au tirage final.
Tirage en série à partir de moules en plâtre : pour une boutique, une édition ou une série déco, nous tirons vos pièces en résine PU, en Jesmonite, en Jesmonite Flex ou avec des effets métal — bronze, laiton et autres patines.
Un modèle numérisé s’intègre directement dans une page web, comme le viewer en haut de cette page : le visiteur fait tourner l’objet, zoome, l’examine sous tous les angles. Sur smartphone, le même fichier bascule en réalité augmentée sans installer d’application, grâce aux formats GLB et USDZ : l’objet apparaît dans votre pièce, à sa taille réelle. Pour une boutique en ligne, l’effet se mesure. Shopify indique que les fiches produit dotées de 3D ou de réalité augmentée enregistrent en moyenne 94 % de conversions de plus que les autres ; chez la marque Rebecca Minkoff, les visiteurs qui manipulaient un produit en 3D étaient 44 % plus enclins à l’ajouter au panier.
La numérisation se fait sans contact. L’objet est photographié, jamais moulé ni manipulé au-delà du nécessaire : pour une sculpture fragile, une pièce de collection ou un objet patrimonial, c’est la méthode la plus sûre. C’est aussi celle que les musées retiennent pour numériser leurs propres collections.
Le modèle 3D capture la géométrie, mais aussi les couleurs, les matières et les détails de surface. Il reste fidèle à l’original, jusqu’aux traces d’outil.
Nous connaissons les limites du procédé, et leurs parades. Les surfaces brillantes, très sombres ou transparentes gênent la reconstruction : les reflets se déplacent d’une photo à l’autre et trompent le logiciel. Un éclairage diffus, un spray matifiant temporaire ou des filtres polarisants croisés règlent le problème dans la plupart des cas. Quand un objet s’y prête mal, nous vous le disons avant de commencer.
Les fichiers livrés sont prêts à l’emploi : GLB pour le web et la réalité augmentée, STL pour l’impression 3D, ou le format qu’attend votre logiciel. Un scan brut ne s’imprime d’ailleurs pas tel quel ; il faut refermer le maillage, corriger les épaisseurs, mettre à l’échelle. Cette préparation fait partie de la prestation. Et pour un simple archivage numérique, nous conservons le modèle en pleine résolution, prêt à ressortir le jour où vous en aurez besoin.
Nous gardons toute la chaîne de photogrammétrie à Rouen, dans un seul atelier : prise de vue, reconstruction, retouche du maillage, tirage sur nos imprimantes. Vous pouvez y déposer vos objets, suivre l’avancement et échanger avec nous à chaque étape.
Bicome prend en charge votre projet de photogrammétrie à Rouen, de bout en bout : prise de vue, reconstruction du modèle 3D, retouche du maillage et, si vous le souhaitez, reproduction physique dans notre atelier d’impression 3D.
Vous avez une sculpture, un objet de collection ou un produit à numériser ? Contactez-nous : nous vous dirons franchement ce qui est faisable et vous remettrons un devis rapide, sans engagement.