Bicome numérise vos pièces sans jamais les toucher, à Rouen ou dans vos réserves, et livre des fichiers exploitables pour l’archivage, l’étude et la médiation. Nous allons ensuite jusqu’à la réplique physique : impression 3D, moule silicone, tirage en série.
La numérisation 3D d’œuvres d’art par photogrammétrie repose sur la photographie. L’objet reste sur son socle ou son support de manutention habituel : on tourne autour, on l’éclaire, on le photographie. Aucun contact, aucun moulage, aucun produit appliqué sur la surface. C’est la différence de fond avec l’estampage traditionnel, qui reste inenvisageable sur une pièce fragile ou déjà restaurée.
Le principe technique tient en une règle : chaque point de la surface doit apparaître sur au moins trois clichés, ce qui suppose un recouvrement de 60 à 80 % entre deux prises consécutives. Pour un objet en ronde-bosse, cela représente en général 150 à 300 photos. Au-delà, la qualité du maillage ne progresse plus. Le logiciel apparie les points homologues d’une image à l’autre, en déduit la position de chaque prise de vue, puis reconstruit un nuage de points dense, converti en maillage et texturé à partir des photos elles-mêmes.
La fidélité obtenue descend au niveau des traces d’outil, des reprises de ciseau, des micro-éclats et des altérations de surface. C’est ce qui rend un scan 3D de sculpture utile comme document scientifique et pas seulement comme image.
Le procédé a des limites, et nous préférons les dire avant de poser le premier trépied. Les surfaces très brillantes, les vernis réfléchissants, le noir profond et le verre transparent mettent l’appariement en échec : les reflets se déplacent d’une photo à l’autre et le logiciel ne retrouve plus ses repères. Nos parades sont l’éclairage diffus, la polarisation croisée (filtre polarisant sur la source et sur l’objectif, orientés perpendiculairement) et, en dernier recours et seulement avec votre accord, un spray matifiant temporaire. Si un objet s’y prête mal malgré tout, nous le signalons au diagnostic plutôt qu’après facturation.
Une campagne de numérisation 3D d’œuvres d’art suit toujours la même trame, que ce soit pour une pièce isolée ou pour un fonds entier.
La plupart des prestataires s’arrêtent à l’étape 4. Ils vous remettent un fichier et le projet s’arrête là, en attendant que vous trouviez un imprimeur, puis un mouleur, puis un atelier de finition. Nous faisons les six.
Musées et collections publiques. Documenter un fonds, préparer un catalogue, produire un fac-similé pour une exposition itinérante, ou simplement disposer d’une trace dimensionnelle avant un prêt. Le conservateur qui nous appelle a souvent une échéance : un déménagement de réserve, une campagne de restauration, un accrochage.
Services patrimoine de collectivités. Mobilier d’église, monuments aux morts, statuaire urbaine, éléments d’architecture déposés. Ces objets sont exposés aux intempéries et au vandalisme, et personne n’en a de relevé précis. Le ministère de la Culture encourage cette documentation numérique des collections territoriales.
Ateliers de restauration. Un état des lieux avant intervention, opposable et daté. Et, quand une partie manque, une base géométrique pour concevoir un complément qui s’ajuste vraiment, au lieu d’être modelé à l’estime.
Archéologues et paléontologues. Le mobilier de fouille se documente vite, souvent en grand nombre, parfois avant conditionnement. Un modèle 3D permet des mesures et des comparaisons morphométriques longtemps après que la caisse est partie au dépôt. Les protocoles de terrain de l’Inrap donnent une idée du volume que représente cette documentation.
Galeries et fondations. Inventaire d’un fonds d’atelier, dossier d’assurance, expertise après sinistre, ou édition limitée numérotée à partir d’une pièce unique.
L’archivage arrive en premier. Un fichier de numérisation 3D d’œuvres d’art est une sauvegarde de la géométrie : si l’objet se dégrade, se casse ou disparaît, la forme existe encore. C’est ce qui fait la valeur de l’archivage numérique de collection, indépendamment de tout projet d’exposition.
Vient ensuite la documentation d’état. Numériser avant une restauration ou avant un prêt fige un constat précis, mesurable, comparable au retour de l’œuvre. Sur une pièce fragmentée, le modèle sert à tester des rapprochements de fragments à l’écran, sans jamais forcer un ajustement sur l’original.
Le fac-similé d’exposition règle un vieux dilemme : montrer ou conserver. Une réplique 3D imprimée puis moulée permet de laisser l’original en réserve, à l’abri de la lumière et des variations hygrométriques, pendant que le public voit la forme, l’échelle et la texture. C’est le raisonnement des grands fac-similés patrimoniaux, de Chauvet 2 aux répliques de Factum Arte.
Les répliques tactiles pour les publics aveugles et malvoyants prolongent la même logique. Le musée du Prado l’a montré dès 2015 avec « Hoy toca el Prado » : six chefs-d’œuvre reproduits en relief, accompagnés de cartels en braille, que les visiteurs pouvaient toucher. Nous coulons ces répliques en Jesmonite Flex, qui encaisse la manipulation répétée sans s’ébrécher.
La diffusion en ligne, enfin. Un modèle GLB s’affiche dans une page web, se tourne à la souris, et se pose en réalité augmentée dans le salon du visiteur depuis son smartphone, sans installer d’application : Android via Scene Viewer, iOS via Quick Look et le format USDZ. Le British Museum publie plus de 260 modèles en accès libre sur Sketchfab, le Smithsonian des milliers en CC0, et le musée Saint-Raymond de Toulouse fait de même pour ses collections archéologiques. Plus de 500 institutions culturelles sont présentes sur cette seule plateforme. Ces exemples sont des références du secteur, pas nos réalisations : ils indiquent où va la pratique muséale.
Nous ne vendons pas un fichier, nous menons un projet jusqu’à l’objet. La chaîne complète est chez nous : captation, modélisation, impression 3D, moule silicone, tirage en série en résine PU, Jesmonite et Jesmonite Flex, finitions à effet métal bronze ou laiton. Un musée qui veut trente répliques tactiles pour ses ateliers scolaires n’a pas à monter un consortium de trois prestataires.
L’atelier est à Rouen. Vous pouvez venir voir une pièce sortir du moule, valider une patine à la lumière du jour, repartir avec un prototype. Sur une collection normande, nous sommes sur place dans l’heure, et la question du transport d’œuvre ne se pose souvent même pas.
Un seul interlocuteur suit le dossier du diagnostic à la livraison. Pas de relais entre un opérateur scan, un bureau d’études et un sous-traitant fonderie.
Bicome est une agence de communication depuis quinze ans, et c’est utile après la numérisation. Photographier les pièces pour le catalogue, filmer la campagne, dessiner la signalétique de salle, éditer le livret, intégrer le viewer 3D sur votre site : c’est le même studio. Notre méthode de photogrammétrie d’objets et de sculptures et notre parc d’impression 3D à Rouen sont décrits en détail sur leurs pages respectives. Pour une pièce précise ou un fonds entier, écrivez-nous : le diagnostic ne coûte rien.
Les sculpteurs avec qui nous travaillons font évoluer nos méthodes autant qu’ils en profitent. C’est en confrontant les techniques à leurs pièces que l’atelier a réglé sa chaîne, du scan jusqu’au tirage.
Jean-Marc de Pas — artiste sculpteur. Il travaille avec notre atelier 3D et participe au développement des procédés que nous mettons en place.
M-DAN — artiste sculpteur en Normandie.
Arnaud Berman, The Chess Artist — sculpteur installé à Blangy, créateur de bronzes, spécialisé dans les pièces d’échecs. Numérisation 3D de ses sculptures, impression, épreuves en plâtre et en résine.
Découvrez leurs réalisations sur leurs sites.
Non. La photogrammétrie n’est que de la photographie : aucun contact, aucun moulage, aucun produit déposé sur la surface. L’éclairage est froid et diffus, sans flash rapproché ni source chaude. Si un traitement de surface temporaire s’avérait nécessaire sur une pièce très réfléchissante, nous vous le proposerions avant, jamais sans accord écrit.
Oui, c’est même le cas le plus fréquent. Nous venons avec le matériel de prise de vue et l’éclairage, en salle, en réserve ou en atelier de restauration. L’œuvre ne quitte pas votre établissement et reste sous la responsabilité de votre régisseur. Nous nous adaptons aux créneaux de fermeture si la salle est ouverte au public.
Les formats interopérables du secteur : .OBJ avec texture, .STL pour la fabrication, .PLY pour le nuage de points. Nous ajoutons un GLB allégé pour l’affichage web et la réalité augmentée. Si votre logiciel de gestion de collection attend un format particulier, dites-le au diagnostic.
Elle dépend de la taille de l’objet, de l’optique et du nombre de prises. Sur une sculpture de taille moyenne, la restitution descend au niveau des traces d’outil et des micro-éclats. Nous ne promettons pas de valeur au micron : ce serait malhonnête pour de la photogrammétrie. Nous fixons l’objectif de résolution avec vous selon l’usage, archivage ou réplique.
La captation d’une pièce isolée occupe généralement une demi-journée sur place. Le traitement et le contrôle qualité suivent en atelier. Sur un fonds, on organise des séries pour rentabiliser l’installation d’éclairage : plusieurs objets par journée, avec un calendrier calé sur vos contraintes de manutention.
Oui, et c’est un cas que nous voyons régulièrement dans les fonds d’atelier. On numérise le moule ou une épreuve tirée, on reconstruit le positif en 3D, on corrige les manques ou les déformations du plâtre, puis on refait un moule silicone neuf. Le moule d’origine, souvent trop fragile pour resservir, reste intact.
À vous. Nous vous livrons les fichiers sources et vous en gardez la maîtrise, y compris pour les publier en licence ouverte si votre politique le prévoit, comme le font le British Museum ou le musée Saint-Raymond. Nous ne les diffusons ni ne les réutilisons sans votre autorisation écrite.
Oui, c’est un de nos usages les plus demandés. Après la numérisation 3D d’œuvres d’art, nous imprimons un modèle, réalisons un moule silicone et coulons les répliques en Jesmonite Flex, qui supporte la manipulation quotidienne. Les reliefs peuvent être accentués pour être lisibles au doigt, et nous produisons la signalétique braille associée.
De la petite pièce de fouille de quelques centimètres à la statue en pied. Au-delà, sur un monument ou un décor architectural, la captation se fait par zones assemblées ensuite. La contrainte n’est pas tant la taille que l’accès : il faut pouvoir tourner autour du sujet et l’éclairer de façon homogène.
Écrivez-nous avec quelques photos de la pièce, ses dimensions approximatives et l’usage visé. Nous répondons avec un premier cadrage, puis nous venons voir sur site si le projet le justifie. Le diagnostic est gratuit et sans engagement.
Envoyez-nous quelques photos et les dimensions, nous vous dirons franchement si l’objet se prête à la numérisation 3D d’œuvres d’art et ce qu’on peut en tirer. A dix minutes de Rouen. Nous nous déplaçons dans toute la Normandie.